- Por cierto, ¿hoy es domingo?
Pregunta con hastío, mirando al infinito.
- No, lunes. ¿Acaso importa?
- Voy a dejarlo, Pedro. Esto va de mal en peor, ya no sé cómo enderezarlo.
- No digas eso, hombre. Algo podrás hacer ¿y si empezamos de nuevo?
- No, no. El diluvio fue un gran exceso, pensaba en algo más modesto.
- ¿Qué vas a hacer?
- Me marcho. Ni siquiera les diré que lo dejo. Bajaré ahí y me mezclaré entre ellos. Seré solo un simple mortal.
- ¿Y cómo te vas a llamar?
- ¿qué te parece Diego Armando?
jueves, 18 de febrero de 2010
martes, 16 de febrero de 2010
Finistère
Elle regarde l’heure. Elle ne veut surtout pas être en retard. Les fleurs qu’il y a sur la table de la cuisine ont fanné, l’odeur rance commence déjà à monter au nez. Elle se dit qu’elle les jettera plus tard, elle veut profiter des deux petites minutes qui lui restent pour se regarder dans la glace. Elle s’arrête sur tous ces petits détails qui la feront plus belle face aux autres. Les boucles d’oreille à motifs Incas, qui lui donnent un air exotique, projettent l’image d’une femme qui a voyagé loin de son village. Elle a su couper les liens, elle a su se déraciner. Elle se voit à présent comme une aventurière de retour dans son terroir, une Ulysse féminine qui rentre á Ithaque, tryomphante.
Elle a choisi sa chemise á rayures vertes, noires et dorées de Verino, sûrement la plus moderne et la plus osée de toutes celles qu’elle a emmené dans sa valise. Rien n’est laissé au hasard, déjà à Rome elle avait prévu de la mettre le premier jour, la première impression étant pour elle la plus importante. Elle voulait par dessus tout être épatante pour cette soirée.
Elle trouve qu’elle a réussi son coup avec le maquillage: il faut être naturelle, surtout pas paraître qu’on veut cacher ces petites imperfections qui nous gâchent avec l’âge. Elle se regarde de plus près. Elle a quand-même quelques rides autour des yeux, et elle trouve soudain que l’une de ses paupières est plus tombante par rapport à l’autre. Elle cherche devant le miroir l’expression de son visage qui dissimulerait le mieux ces quelques rides qui la gênent.
C’est l’impression d’un moment, mais pour quelques segondes elle se sent vieille. Se repentirait-elle si finalement elle n’assistait pas au repas? Tout le monde se demanderait pourquoi, sa soeur aînée penserait sûrement qu’elle n’allait pas à la fête de ses cinquante ans de mariage comme une façon de venger le fait qu’elle ne soit pas allée à Rome vingt-six ans plus tôt, pour son mariage avec Gianni.
Elle regarde l’heure à nouveau. Elle repasse vite fait du rouge á lèvres sur sa bouche et profite pour en mettre un peu sur ses joues, ensuite elle l’étale avec les doigts. Elle trouve que ça la rajeunit d’avantage.
Elle prend les clés de la maison, elle les trouve trop lourdes et encombrantes. Les clés en aluminium de son appartement à Rome sont bien plus pratiques et elles entrent plus facilement dans la pochette intérieure de son sac. Elle regarde les fleurs une dernière fois et respire leur odeur, elle se demande d’ailleurs pourquoi, car elle n’a jamais aimé l’odeur des choses vieilles et abimées par le temps. Elle aime tout ce qui est frais et neuf, comme le parfum á l’essence de muguet qu’elle a choisi pour cette occasion.
Et pourtant, depuis qu’elle est entrée dans la maison, elle n’arrête pas d’ouvrir les narines pour sentir l’odeur moisie des vieux meubles en bois, ou l’air humide et poussiéreux de la cave, qu’elle redoutait tellement pendant son enfance à cause de la grande chaudière qui rugissait au fond, dans le coin sombre. Elle aime à present le parfum écoeurant et légèrement épicé de la cuisine, oú elle prenait son goûter de quatre heures en rentrant du collège. Elle se demande si elle n’aurait pas été plus mince maintenant à ses cinquante quatre ans si elle n’avait pas mangé tant de gallettes au beurre. De toutes façons, elle a choisi le pantalon qui dissimule le mieux son ventre. Avant, elle avait le ventre plat, mais après la naissance de son fils elle a gagné du poids et n’a pas pu remettre toutes ces belles robes collées à la ceinture avec lesquelles elle avait un succès fou parmi les jeunes italiens.
Elle se demande si elle ne connaîtra pas un breton intéressant à la fête de sa soeur. Elle trouve assez probable qu’elle puisse plaire á quelqu’un, elle a toujours su jouer le rôle de séductrice, mais par contre elle trouve difficile de rencontrer quelqu’un qui lui plaise à elle. Tout semblait si facile avant, avec Gianni elle était tout de suite tombée amoureuse et ils se sont mariés aussitôt. Malgré son amour pour lui, elle n’a jamais cessé de séduire, elle en avait besoin pour se sentir belle et désirée par d’autres hommes. Elle a d’ailleurs toujours pensé qu’un jour ou l’autre elle serait devenue infidèle. Elle s’étonne à présent en pensant qu’elle n’a jamais fréquenté d’autres hommes avant le jour oú elle s’est divorcée de Gianni. Maintenant qu’elle est seule, elle a de moins en moins envie d’entamer una relation sérieuse avec qui que ce soit. Elle se sentirait mal à l’aise à tout les coups. Les choses à présent ne sont plus comme quand elle était jeune et tout était frais et neuf. Elle aurait honte de son corps nu, des silences qui révèlent qu’on n’a rien d’intéressant à se dire, d’exprimer sa sexualité ouvertement devant quelqu’un d’inconnu, d’avouer en fin de comptes qu’un lourd sentiment de paresse l’envahit quand elle songe à tout cela. Non, décidément elle est mieux toute seule, bien qu’elle imagine toujours sa mort lorsqu’elle parvient à cette conclusion, et qu’un frisson lui parcourt le dos en voyant son corps allongé sur le lit, déjà froid et terriblement pale, sans que personne s’interroge sur son absence que jusqu’au moment óu l’odeur fétide du cadavre en décomposition commence á se filtrer sous les portes.
Elle fait demi tour juste avant de franchir la clôture du jardin. Elle rouvre la porte de la véranda et se dirige à la cuisine. Elle retire les fleurs fannées du vase et les transporte, dégoulinantes, jusqu’à la poubelle.
Elle a choisi sa chemise á rayures vertes, noires et dorées de Verino, sûrement la plus moderne et la plus osée de toutes celles qu’elle a emmené dans sa valise. Rien n’est laissé au hasard, déjà à Rome elle avait prévu de la mettre le premier jour, la première impression étant pour elle la plus importante. Elle voulait par dessus tout être épatante pour cette soirée.
Elle trouve qu’elle a réussi son coup avec le maquillage: il faut être naturelle, surtout pas paraître qu’on veut cacher ces petites imperfections qui nous gâchent avec l’âge. Elle se regarde de plus près. Elle a quand-même quelques rides autour des yeux, et elle trouve soudain que l’une de ses paupières est plus tombante par rapport à l’autre. Elle cherche devant le miroir l’expression de son visage qui dissimulerait le mieux ces quelques rides qui la gênent.
C’est l’impression d’un moment, mais pour quelques segondes elle se sent vieille. Se repentirait-elle si finalement elle n’assistait pas au repas? Tout le monde se demanderait pourquoi, sa soeur aînée penserait sûrement qu’elle n’allait pas à la fête de ses cinquante ans de mariage comme une façon de venger le fait qu’elle ne soit pas allée à Rome vingt-six ans plus tôt, pour son mariage avec Gianni.
Elle regarde l’heure à nouveau. Elle repasse vite fait du rouge á lèvres sur sa bouche et profite pour en mettre un peu sur ses joues, ensuite elle l’étale avec les doigts. Elle trouve que ça la rajeunit d’avantage.
Elle prend les clés de la maison, elle les trouve trop lourdes et encombrantes. Les clés en aluminium de son appartement à Rome sont bien plus pratiques et elles entrent plus facilement dans la pochette intérieure de son sac. Elle regarde les fleurs une dernière fois et respire leur odeur, elle se demande d’ailleurs pourquoi, car elle n’a jamais aimé l’odeur des choses vieilles et abimées par le temps. Elle aime tout ce qui est frais et neuf, comme le parfum á l’essence de muguet qu’elle a choisi pour cette occasion.
Et pourtant, depuis qu’elle est entrée dans la maison, elle n’arrête pas d’ouvrir les narines pour sentir l’odeur moisie des vieux meubles en bois, ou l’air humide et poussiéreux de la cave, qu’elle redoutait tellement pendant son enfance à cause de la grande chaudière qui rugissait au fond, dans le coin sombre. Elle aime à present le parfum écoeurant et légèrement épicé de la cuisine, oú elle prenait son goûter de quatre heures en rentrant du collège. Elle se demande si elle n’aurait pas été plus mince maintenant à ses cinquante quatre ans si elle n’avait pas mangé tant de gallettes au beurre. De toutes façons, elle a choisi le pantalon qui dissimule le mieux son ventre. Avant, elle avait le ventre plat, mais après la naissance de son fils elle a gagné du poids et n’a pas pu remettre toutes ces belles robes collées à la ceinture avec lesquelles elle avait un succès fou parmi les jeunes italiens.
Elle se demande si elle ne connaîtra pas un breton intéressant à la fête de sa soeur. Elle trouve assez probable qu’elle puisse plaire á quelqu’un, elle a toujours su jouer le rôle de séductrice, mais par contre elle trouve difficile de rencontrer quelqu’un qui lui plaise à elle. Tout semblait si facile avant, avec Gianni elle était tout de suite tombée amoureuse et ils se sont mariés aussitôt. Malgré son amour pour lui, elle n’a jamais cessé de séduire, elle en avait besoin pour se sentir belle et désirée par d’autres hommes. Elle a d’ailleurs toujours pensé qu’un jour ou l’autre elle serait devenue infidèle. Elle s’étonne à présent en pensant qu’elle n’a jamais fréquenté d’autres hommes avant le jour oú elle s’est divorcée de Gianni. Maintenant qu’elle est seule, elle a de moins en moins envie d’entamer una relation sérieuse avec qui que ce soit. Elle se sentirait mal à l’aise à tout les coups. Les choses à présent ne sont plus comme quand elle était jeune et tout était frais et neuf. Elle aurait honte de son corps nu, des silences qui révèlent qu’on n’a rien d’intéressant à se dire, d’exprimer sa sexualité ouvertement devant quelqu’un d’inconnu, d’avouer en fin de comptes qu’un lourd sentiment de paresse l’envahit quand elle songe à tout cela. Non, décidément elle est mieux toute seule, bien qu’elle imagine toujours sa mort lorsqu’elle parvient à cette conclusion, et qu’un frisson lui parcourt le dos en voyant son corps allongé sur le lit, déjà froid et terriblement pale, sans que personne s’interroge sur son absence que jusqu’au moment óu l’odeur fétide du cadavre en décomposition commence á se filtrer sous les portes.
Elle fait demi tour juste avant de franchir la clôture du jardin. Elle rouvre la porte de la véranda et se dirige à la cuisine. Elle retire les fleurs fannées du vase et les transporte, dégoulinantes, jusqu’à la poubelle.
A oscuras
“- Oiga, ¿le importaría ir un poco más despacio?”
No le dio tiempo a acabar la frase cuando el taxista frenó en seco y dio un volantazo hacia la izquierda. Su pómulo derecho se aplastó violentamente contra la ventanilla, al tiempo que oía un tremendo aullido de dolor y el ruido del asfalto arañando los neumáticos. El peatón se tenía en pie, totalmente inmóvil, con los hombros encogidos y agarrándose con fuerza al pesado abrigo marrón que apretaba contra su pecho, como queriendo usarlo de escudo, y con una expresión de indefensión en el rostro como si aún estuviera esperando a que el coche le arrollara. Desde el asiento trasero del taxi, Sonia observaba la escena a través de la ventanilla, sujetando con su mano la mejilla dolorida, con esa sensación de extrañeza que uno tiene cuando ocurre algo que se sale de la línea de acontecimientos previsibles en su vida cotidiana. Ella estaba al margen de todo ello, ella no acababa de atropellar a nadie, solo era una observadora externa presenciando el proceso por el cual una mujer llamada Sonia empezaba a vivir una vida que no era la suya.
El taxista salió del coche y desapareció tras el capó, al igual que el hombre del abrigo marrón, quien se agachó para atender a lo que parecía ser la verdadera víctima del atropello. Sin embargo, pensó Sonia, nadie más estaba cruzando la calle en ese momento, sólo aquel hombre menudo abrazado a su abrigo. Pensó en salir del coche para ver con claridad lo que había ocurrido, pero en realidad no buscaba respuestas, sólo buscaba la forma de dar marcha atrás en el tiempo y tomar la decisión al salir de la clínica de ir andando a casa en lugar de pedir un taxi, a pesar de los dolores que ya empezaba a intuir según se iban neutralizando los efectos de la anestesia.
Era un día soleado, de esos en los que a una le apetece caminar a un ritmo razonablemente lento, por irrazonable que sea en una gran ciudad caminar si prisas. Pero andar habría supuesto para ella la oportunidad de detenerse un segundo y reflexionar sobre algo más que no fueran los balances de cuentas del pasado mes de Marzo, habría supuesto quizás centrar su pensamiento en el vacío de su útero, en el sonido de la máquina que le aspiró ese pequeño soplo de vida inoportuno, en el modo en que sacaría el tema esta noche durante la cena después del pásame la sal. Sabía que a él le parecería la mejor opción, y sin embargo no le consultó la decisión. Soy una mujer libre e independiente, se decía, y sin embargo no acababa de convencerse a sí misma. No era el miedo a que a él le pareciese mal, sino más bien el miedo a esa indiferencia con la que ella misma quiso llevar todo el asunto, el miedo a que él se tomara esa última oportunidad de ser madre como un detalle sin importancia, un obstáculo que uno sortea sin la más mínima dificultad, como quien le da una patada a una piedra con las manos en los bolsillos.
- “¿Que si está usted bien, señora?”
Ni siquiera le había oído la primera vez que el taxista se lo preguntó, asomando la cabeza por la ventanilla del coche con el teléfono móvil en la mano. Estaba demasiado preocupada en responderse a sí misma a la pregunta ¿y si ni siquiera le comento nada del aborto?
- “Sí, sí, no se preocupe. Sólo un pequeño golpe en la cara. Estoy bien”.
Se puso a buscar el monedero en el bolso para pagar al taxista y seguir su camino a pie, parece que después de todo sí que necesitaba pensar en algo más que en los balances. Miró el taxímetro, que seguía corriendo, e hizo una estimación a la alza de lo que le podría haber cobrado el taxista de haberlo parado en el preciso instante en que atropelló a quien fuera que estaba aún tendido en el suelo, a escasos centímetros de la rueda del coche. Abrió la puerta del SEAT Toledo y se dispuso a salir del taxi, esperando que en ese momento no le fallaran las piernas, que llevaban temblándole ya desde antes del accidente, desde antes de entrar a la clínica, quizás desde el preciso momento en que se dio cuenta de que se había quedado embarazada por error. Los cimientos de su decisión temblaban y con ellos toda su vida, que tomaba un rumbo que parecía no ser el correcto. No lo parecía porque esa sensación de extrañeza ya la tenía desde antes, como quien coge un camino en un cruce espiando por el rabillo del ojo lo que deja atrás, y preguntándose si no habría sido mejor desviarse por el otro, por aquel que en ese momento parecía el más descabellado y sin embargo seguía pareciendo a todas luces el más adecuado.
- “No, mujer, no me pague usted ahora. Tiene que esperar a que lleguen los municipales, que a lo mejor tiene que dar parte usted de lo que ha ocurrido. Yo al hombre le vi, ¿sabe? pero al perro… me lo he llevado por delante, pobre animal. Si es que así no se puede, a esta gente tiene alguien que ayudarle a cruzar, que con un perro uno no se apaña, luego pasa lo que pasa, que me lo llevo por delante. Porque el semáforo estaba a punto de ponerse rojo, ¿sabe usted? Pero el perro nada, a cruzar la calle, y el ciego detrás, a ver, se tendrá que fiar del animal ¿no? Pero es que así no se puede, luego pasa lo que pasa…”
A ella todo el discurso del taxista le pareció surrealista, mientras él gesticulaba y levantaba los hombros como sacudiéndose la culpa por el accidente, ella observaba al hombre del abrigo marrón, agachado junto a su perro, acariciándole la cabeza con las manos manchadas de sangre. Tenía la expresión serena, y sin embargo daba la sensación de estar totalmente desubicado. En ese instante no parecía haber en el mundo alguien más perdido que él, y a ella le entró un profundo sentimiento de compasión, tanto que empezó a preguntarse si esa sensación de desamparo la provocaba la escena que estaba contemplando o se trataba más bien de una proyección, un sentimiento que nacía de ella, y era tan suyo como el vacío de su vientre. Ella se dirigió a él para preguntarle cómo se encontraba. Él, sin levantar la cabeza, le respondió:
- “Me he quedado a oscuras”.
A Sonia se le echó encima la realidad con la misma violencia con la que la ventanilla del taxi le abofeteó la cara. Ya no era una observadora externa, no podía observar nada porque también ella estaba a oscuras. ¿Desde cuando había empezado a tomar decisiones equivocadas? ¿Cuánto tiempo llevaba avanzando por el camino inadecuado? Era la primera vez que su voluntad se hacía oír de una forma tan rotunda, y era demasiado tarde. Sonia se alejó del coche y se sentó en el borde de la acera. Se llevó la mano a la tripa y echó a llorar.
El cruasán manco
Al cruasán le falta un brazo. Huele a café. Huele a café liquidado de un sorbo. Me huele a prisa. Lo has dejado todo sin recoger. Lo prefiero, en realidad es como si no hubieras hecho más que empezar. Es como si me estuvieras esperando apoyada en la encimera de la cocina. Siéntate cariño, ¿quieres café? Y entonces yo te digo que sí después de morderle el otro brazo al cruasán.
Casi siempre te levantas antes que yo. En realidad yo suelo llevar ya un rato despierto pero finjo estar dormido para espiarte por la rendija de mis párpados. Soy de esos pocos afortunados que pueden observar desde la cama cómo te peleas con ese aprendiz de flequillo que no alcanzas a amarrar detrás de las orejas, mientras te vuelves a cargar las manos con el reloj, las pulseras, la alianza de oro y los anillos de plata.
Lo cierto es que esta mañana me he perdido el ritual, ni siquiera he sentido cómo se ha ido enfriando tu lado de la cama. Esta mañana toca estela. La estela de una perla de sudor travestida de perfume. El eco de tus tacones martilleando el parqué. La huella de carmín en la taza. El temblor, creo, de tu voz al teléfono “ahora mismo voy para allá”. El frío invernal de los desayunos impares.
Y esa cara. Esa cara de pardillo que se te queda cuando alguien te saluda entre la multitud y tú le correspondes, hasta que te das cuenta de que no es a ti. ¿Por qué me siento así? Aún así me arreglo el pelo, me quito las legañas de los ojos y me sirvo el café. Después de todo, por qué no imaginar que no te has ido, tal vez sea cierta esa sensación de que tus ojos me observan tras la puerta de la cocina.
Trato de hacer como al principio, ¿cómo era antes? Contar hasta cien y romper el abrazo con la excusa de que llego tarde a una reunión. Callarte los morros con un beso a destiempo cada vez que presiento un te quiero. Llamadas justo cuando sé que no me puedes coger el móvil para dejar el mensaje.
“Hay café hecho”, anunciaste antes de irte. Ahora solo pienso en que te has marchado sin despedirte. Sin un abrazo, sin un te quiero, sin un mísero post-it de ahora vuelvo. Solo has dejado un cruasán manco en un lecho de migas hojaldradas. Trato de no escuchar el silencio, de no percatarme de mi soledad. La cuchara protesta en su jaula de porcelana, el periódico de ayer despereza sus hojas, la mesa gime bajo la presión de mis codos. Y yo parezco un pobre director de orquesta cardando el silencio de tu ausencia.
Se hace tarde y tengo que ir a trabajar. Mi casa se queda casi tan desordenada como mi corazón. Tu voz resuena en mi cabeza con la resaca de quien intenta olvidar. “Mi marido. Un accidente. Ahora mismo voy para allá. Hay café hecho.”
Casi siempre te levantas antes que yo. En realidad yo suelo llevar ya un rato despierto pero finjo estar dormido para espiarte por la rendija de mis párpados. Soy de esos pocos afortunados que pueden observar desde la cama cómo te peleas con ese aprendiz de flequillo que no alcanzas a amarrar detrás de las orejas, mientras te vuelves a cargar las manos con el reloj, las pulseras, la alianza de oro y los anillos de plata.
Lo cierto es que esta mañana me he perdido el ritual, ni siquiera he sentido cómo se ha ido enfriando tu lado de la cama. Esta mañana toca estela. La estela de una perla de sudor travestida de perfume. El eco de tus tacones martilleando el parqué. La huella de carmín en la taza. El temblor, creo, de tu voz al teléfono “ahora mismo voy para allá”. El frío invernal de los desayunos impares.
Y esa cara. Esa cara de pardillo que se te queda cuando alguien te saluda entre la multitud y tú le correspondes, hasta que te das cuenta de que no es a ti. ¿Por qué me siento así? Aún así me arreglo el pelo, me quito las legañas de los ojos y me sirvo el café. Después de todo, por qué no imaginar que no te has ido, tal vez sea cierta esa sensación de que tus ojos me observan tras la puerta de la cocina.
Trato de hacer como al principio, ¿cómo era antes? Contar hasta cien y romper el abrazo con la excusa de que llego tarde a una reunión. Callarte los morros con un beso a destiempo cada vez que presiento un te quiero. Llamadas justo cuando sé que no me puedes coger el móvil para dejar el mensaje.
“Hay café hecho”, anunciaste antes de irte. Ahora solo pienso en que te has marchado sin despedirte. Sin un abrazo, sin un te quiero, sin un mísero post-it de ahora vuelvo. Solo has dejado un cruasán manco en un lecho de migas hojaldradas. Trato de no escuchar el silencio, de no percatarme de mi soledad. La cuchara protesta en su jaula de porcelana, el periódico de ayer despereza sus hojas, la mesa gime bajo la presión de mis codos. Y yo parezco un pobre director de orquesta cardando el silencio de tu ausencia.
Se hace tarde y tengo que ir a trabajar. Mi casa se queda casi tan desordenada como mi corazón. Tu voz resuena en mi cabeza con la resaca de quien intenta olvidar. “Mi marido. Un accidente. Ahora mismo voy para allá. Hay café hecho.”
sábado, 13 de febrero de 2010
Se cierra una puerta, se abre una ventana
Está de pie. Quieta. Le tiemblan las piernas, de modo que da un paso hacia atrás y se desploma en el sofá. Expulsa un soplo de aire por la boca. Ha sido un día duro. Mete la mano en el bolsillo del delantal, coge un paquete de cigarrillos y se coloca uno entre los labios. Intenta encendérselo, pero el cigarro no deja de temblar. Se quema los dedos con la cerilla. Lo intenta de nuevo. Entonces hincha el pecho y el humo se escapa de su boca, nublándole la vista. Con el pulgar de la misma mano que sostiene el cigarrillo se araña levemente la frente para apartar un mechón de pelo húmedo.
Cierra los ojos y escucha. Silencio. Absoluto. Bendito silencio. Dentro de poco José Alfredo vendrá a buscarla. Llamará al telefonillo y ella bajará corriendo por las escaleras. Él la estará esperando apoyado en su Mercedes negro, con un ramo de flores. La lleva a Venezuela, de donde es él. Allí es donde trabaja, en un hospital. Es doctor, el más guapo de toda la planta de neurología. Y está loco por ella.
Abre los ojos. Fija la mirada en un solo punto, y sin embargo distingue cada silueta del paisaje. Los zapatos de Paco están todavía en el suelo desde antes de ayer, junto a la tapa del yogur que cenó anoche antes de irse a la fábrica. Hay una mancha gris en el suelo. Lleva días ahí, pero ya se le había olvidado. Solo se acuerda de ella cuando la pisa y los calcetines se le pegan al suelo como si fueran de velcro. A pesar del humo del tabaco distingue un ligero olor a pies que le sube por la nariz, y a sábanas sucias, y a fruta podrida. El ambiente está cargado, se levanta a abrir la ventana. No, sigue sentada, fue solo una intención.
A quien mira fijamente es al niño, a través de los barrotes de la cuna. Está tranquilo. Parece que la está mirando, porque le brillan los ojos. Solo lleva los pañales y una camiseta de los Lunnis que se ha puesto perdida de manchas de vete a saber qué. Otra lavadora con la ropita del niño, joder. Por lo menos ahora ha dejado de berrear. Tiene una postura extraña, con el cuello torcido y los brazos haciendo un cuatro. Por su boca, esa boquita de piñón, cae un hilo de baba, y por su frente se derrama la sangre desde la brecha de su cabeza. Profunda, de un rojo oscuro abismal.
De pronto el corazón se le encoge. Se levanta, ahora sí, del sofá. Avanza hacia la cuna con la indecisión de quien pregunta sin querer saber la respuesta. Su pie derecho tropieza con el martillo. Justo entonces le viene a la mente el ruido de un golpe seco, como el de un coco al partirse, y acto seguido el silencio, bendito silencio, que ahora se ha convertido en angustia envasada al vacío. Ella siente que algo le falta, como si le hubieran arrancado un brazo o una pierna. No, algo más importante, un órgano vital, como si una plaga de gusanos le estuvieran devorando las entrañas ahora mismo, mientras camina hacia su hijo, mi niño, mi niño… La culpa le sube por las venas como la leche se sale del cazo al hervir. De pronto deja de haber aire en la habitación, y un millón de hormigas le suben por el cuerpo desde las piernas hasta la nuca. Tiene el corazón en la boca y se ha quedado a oscuras. Entonces abre los ojos, y la acera de la calle se le echa encima a una velocidad irremediable.
Había abierto la ventana.
Pido disculpas a mis lectores y lectoras por lo desagradable de la historia, ahora que tengo una hija la leo y me parece increíble que algo tan “gore” saliera de mi cabeza. Lo escribí cuando trabajaba en un centro abierto con familias que vivían a diario situaciones que para mí eran extremas. Una noche una madre me dijo “a veces la mataría”, refiriéndose a su hija de 5 años. Me impactó tanto su comentario que no pude dejar de pensar en qué se le pasaría a alguien por la mente para llevar esa reflexión hasta sus últimas consecuencias. Y solo se me ocurrió la ausencia total de pensamiento, la locura transitoria…
Cierra los ojos y escucha. Silencio. Absoluto. Bendito silencio. Dentro de poco José Alfredo vendrá a buscarla. Llamará al telefonillo y ella bajará corriendo por las escaleras. Él la estará esperando apoyado en su Mercedes negro, con un ramo de flores. La lleva a Venezuela, de donde es él. Allí es donde trabaja, en un hospital. Es doctor, el más guapo de toda la planta de neurología. Y está loco por ella.
Abre los ojos. Fija la mirada en un solo punto, y sin embargo distingue cada silueta del paisaje. Los zapatos de Paco están todavía en el suelo desde antes de ayer, junto a la tapa del yogur que cenó anoche antes de irse a la fábrica. Hay una mancha gris en el suelo. Lleva días ahí, pero ya se le había olvidado. Solo se acuerda de ella cuando la pisa y los calcetines se le pegan al suelo como si fueran de velcro. A pesar del humo del tabaco distingue un ligero olor a pies que le sube por la nariz, y a sábanas sucias, y a fruta podrida. El ambiente está cargado, se levanta a abrir la ventana. No, sigue sentada, fue solo una intención.
A quien mira fijamente es al niño, a través de los barrotes de la cuna. Está tranquilo. Parece que la está mirando, porque le brillan los ojos. Solo lleva los pañales y una camiseta de los Lunnis que se ha puesto perdida de manchas de vete a saber qué. Otra lavadora con la ropita del niño, joder. Por lo menos ahora ha dejado de berrear. Tiene una postura extraña, con el cuello torcido y los brazos haciendo un cuatro. Por su boca, esa boquita de piñón, cae un hilo de baba, y por su frente se derrama la sangre desde la brecha de su cabeza. Profunda, de un rojo oscuro abismal.
De pronto el corazón se le encoge. Se levanta, ahora sí, del sofá. Avanza hacia la cuna con la indecisión de quien pregunta sin querer saber la respuesta. Su pie derecho tropieza con el martillo. Justo entonces le viene a la mente el ruido de un golpe seco, como el de un coco al partirse, y acto seguido el silencio, bendito silencio, que ahora se ha convertido en angustia envasada al vacío. Ella siente que algo le falta, como si le hubieran arrancado un brazo o una pierna. No, algo más importante, un órgano vital, como si una plaga de gusanos le estuvieran devorando las entrañas ahora mismo, mientras camina hacia su hijo, mi niño, mi niño… La culpa le sube por las venas como la leche se sale del cazo al hervir. De pronto deja de haber aire en la habitación, y un millón de hormigas le suben por el cuerpo desde las piernas hasta la nuca. Tiene el corazón en la boca y se ha quedado a oscuras. Entonces abre los ojos, y la acera de la calle se le echa encima a una velocidad irremediable.
Había abierto la ventana.
Pido disculpas a mis lectores y lectoras por lo desagradable de la historia, ahora que tengo una hija la leo y me parece increíble que algo tan “gore” saliera de mi cabeza. Lo escribí cuando trabajaba en un centro abierto con familias que vivían a diario situaciones que para mí eran extremas. Una noche una madre me dijo “a veces la mataría”, refiriéndose a su hija de 5 años. Me impactó tanto su comentario que no pude dejar de pensar en qué se le pasaría a alguien por la mente para llevar esa reflexión hasta sus últimas consecuencias. Y solo se me ocurrió la ausencia total de pensamiento, la locura transitoria…
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